SERIE // Un peu de girlpower avec « Girlboss »

vendredi 21 juillet 2017

Ah, les vacances... ce moment de l'année où tu peux te faire une série entière en 2 jours ! 
(il pleuvait ok ? j'avais le droit :p) 

Il s'agit en l'occurrence d'une saison unique de 13 épisodes de 30 minutes, donc c'est pas non plus hardcore, j'avoue. C'est la série dont j'ai envie de vous parler aujourd'hui : GIRLBOSS.

J'ai mis du temps à me décider à regarder cette nouvelle série Netflix (produite par Charlize Theron!) car j'en avais entendu de mauvaises critiques ; d'ailleurs elle a carrément été annulée (pas de saison 2 donc). Quoi qu'il en soit, je ne savais pas quoi regarder, alors j'ai lancé un épisode, juste pour voir.

Nous sommes en 2006. Sophia a la vingtaine, elle n'aime pas les règles et a du mal à conserver un job à cause de sa langue un peu trop acérée. Après un énième licenciement, elle rentre chez elle et trouve un avis d'expulsion sur la porte de son appart'. Son compte en banque est pratiquement à zéro, et elle ne sait pas quoi faire de sa vie professionnelle. Un soir, elle décide de mettre en vente sur Ebay une veste vintage achetée dans une friperie pour 9$. Pour booster un peu sa vente, elle se met en scène avec (c'est la photo, en haut) : jackpot, la veste part pour un peu plus de 600$. Surprise mais reboostée par ce petit événement, elle décide de lancer sa propre page Ebay, puis son propre site, pour y revendre à sa manière des fringues vintage.

La série est l'adaptation du bouquin autobiographique de Sophia Amoruso, une américaine de 33 ans fondatrice de Nasty Gal (bon, la société a été rachetée en 2017 par BooHoo suite à des problèmes financiers...mais passons).

Ce que j'ai surtout aimé dans la série, c'est le personnage de Sophia qui est un gros coup de girlpower dans la face, très drôle et carrément anticonformiste. D'ailleurs, la musique rejoint largement ce thème à coup de Yeah Yeah Yeahs, « Je veux te voir » de Yelle, « Nasty Gal » de Betty Davis, et surtout, j'ai entendu du Bikini Kill ! (oui ça m'a étonné car c'est un groupe punk-féministe des années 90, un peu tombé dans les oubliettes). Vous pourrez même retrouver toutes les chansons dans la playlist « Girlboss » créée par Netflix sur Spotify ! Pour en revenir à Sophia, ses looks sont aussi une véritable inspiration : elle a un style 70's que je trouve top.


Autour d'elle, en revanche, c'est plutôt cliché : on retrouve le personnage de la meilleure amie (avec qui elle ne manquera pas d'avoir une embrouille), l'amoureux batteur dans un groupe de rock, et le pote un peu barré mais marrant. J'ai bien aimé le gérant de la friperie dans laquelle Sophia se rend 4/5 fois (je n'ai même pas retenu son nom mais je l'ai trouvé cool) (ou alors c'était juste sa boutique, je voudrais la même au coin de ma rue). Bref, même s'ils sont sympas, aucun personnage n'est à mon goût aussi fort que celui de Sophia.

Concernant l'histoire en elle-même, il n'y a pas beaucoup de broderies autour du sujet principal qui est bien sûr la création du site Nasty Gal. Il y a des complications avec Ebay et une bande de détracteurs virtuels (qui donne lieu à un épisode assez drôle où on voit les membres d'un forum anti-Sophia discuter entre eux), ainsi qu'un épisode "émotion" consacré à la relation de Sophia avec sa mère. Et en fin de saison, ça se complique avec le batteur (ça va c'est pas du spoil, on s'en doutait un peu). 

Bon, on est d'accord, ce n'est pas LA série de l'année, il n'y a pas de suspense et évidemment tout est fait pour nous faire adorer Sophia (cette fille doit être assez mégalo dans la vraie vie je crois). Cela dit, je conseille quand même la série à ceux qui auront envie de regarder quelque chose de chill, d'autant plus que je l'ai trouvé vraiment bien produite, belle à regarder. En plus, elle m'a donné mine de rien un petit regain de confiance en moi version « quand on veut, on peut ». Et puis, ça se passe à San Francisco (l'argument qui tue).

Si vous avez vu Girlboss, qu'en avez-vous pensé ?
Sinon, cet article vous a-t-il donné envie de commencer ?

En bonus, voici la vraie Sophia :

Pssst...
...Je n'allais pas vous laisser sans un petit lien vers Bikini Kill, quand même:)

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